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J-rock depuis les origines
Date: 2006.08.20
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En 1989 sort Blue Blood qui pour beaucoup est un album historique pour la musique japonaise. Il s’agit du premier album de X édité par une major et qui amène l’heavy, le rock et le métal dans les hit-parades nippons en ouvrant la voie au Visual et au J-rock.


Avant la musique, c’est le look qui étonne et qui amène une révolution des costumes dans le public et dans les groupes suivants qui tentèrent pendant beaucoup de temps d’imiter leur style, appelé Visual kei, dans lequel on peut reconnaître une dérivation directe, mais pas exclusive, du glam rock anglais des années 70. En fait les groupes qui eurent le plus de succès au Japon furent Queen, T-Rex, Marc Bolan, mais surtout Kiss dont tous les membres de X furent de grands fans.


Le look Visual est androgyne, excessif ; tous les membres sont des hommes, mais pas en apparence : cheveux longs et colorés avec des coiffures des plus variées, maquillage « lourd » et costumés. Les références de certains ne sont pas seulement le glam, mais aussi la culture japonaise des anime et le théâtre kabuki, le théâtre traditionnel japonais.


Comme preuve de la vitalité du milieu musical : les salles ne se remplissent plus seulement que pour les artistes internationaux. Toute l’Asie est touchée par le phénomène J-rock si bien que le marché musical japonais est considéré comme second plus important après les Etats-Unis.


Avec les années, le style Visual se transforme comme le goût populaire et les groupes historiques comme X, Luna Sea ou Glay perdent, avec leur croissante popularité, leurs caractéristiques les plus excentriques (sauf quelques exceptions) et gagnent en expérience atteignant des résultats stylistiques remarquables.


Le marché musical japonais se trouve face à une fermeture commerciale, en partie voulue, en partie imposée, due à l’hypocrisie d’un marché fermé aux nouveautés et dominé par l’anglophonie (pas seulement comme langue, mais aussi dans les sonorités). En Occident, on ne connaît de la musique japonaise que la pop produite spécialement pour l’exportation, alors que le rock de bonne qualité n’a jamais été exporté, même si les grandes maisons de disque comme Toshiba-Emi ou Sony étaient impliquées.


Cette fermeture commerciale ne signifie pas fermeture artistique tant les collaborations entre artistes japonais et occidentaux ne manquent pas, comme Kiss, Queen ou Frank Zappa.


Blue Blood est le premier album de X édité par une major, Sony Records, intéressée finalement par le groupe après que leur leader, Yoshiki, ait créé un label indépendant, Extasy Records et sortit leur premier album.
Pratiquement toutes les chanson contenues dans l’album sont devenues des classiques, de Kurenai en passant par Endless Rain, ballade typiquement « yoshikienne », Orgasm une des chansons les plus rapides jamais écrites jusqu’à Week End et X, deux des morceaux les plus populaires.


Le disque manque d’exubérance, mais laisse apercevoir le potentiel que X développera dans les albums suivants (Jealousy, Art of life [album contenant une seule chanson de 30 minutes] et Dahlia) devenant le premier groupe de rock du Japon.


En 1991, ils furent invités à jouer la nuit du 30 et 31 décembre au Tokyo Dome, honneur réservé autrefois aux grands artistes occidentaux. Ce fut le signe d’une nouvelle vague entamée par X. Les groupes qui suivirent leurs traces furent nombreux comme Luna Sea, Glay (tous deux produits par le label de Yoshiki) et L’Arc~en~ciel qui prirent le relais après la séparation de X en 1997.



Article écrit par Fairy King


auteur: mikki
dernière mise à jour: 2009-10-27