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Conférence de presse et interview avec HITT à Paris
Date: 2010.04.01
 Conference 
Artiste:   HITT  
 
Image © Nicolas Meunier
Le 20 Mars 2010, Nippon Project participait à la conférence précédant le concert de HITT - organisée par Râmen Event. Nous étions aux côtés de Neko Miam et Fan du Japon. Suite à une rapide présentation de chacun des journalistes, le second média débute la conférence avec la question qui suit :

Fan du Japon : Pourquoi avez-vous choisi de faire une carrière solo ?
Dans un groupe, c'est plus difficile. C'est une sorte de démocratie : il faut toujours tenir compte de l'opinion et du ressenti des autres membres. Et moi, j'ai une façon très personnelle de transmettre mes propres travaux dans la composition, dans la musique, dans les paroles. Pour moi, c'est plus simple. Je m'exprime davantage en étant seul, vu que je fais ce qui me plaît, plutôt que de devoir reprendre chaque avis des membres du groupe.

Neko Miam : Comment s'est déroulé la création de votre nouvel album ? Quel message avez-vous souhaité transmettre avec vos nouvelles compositions ?
Durant ma tournée précédente, les derniers jours où je me suis rendu compte qu'elle était presque achevée et que j'avais amassé une multitude d'expérience pendant un mois et demi, j'ai fait le point dessus. Il en a résulté, par exemple, la mélodie de sakura romance : la chanson est née de façon très spontanée durant cette dernière semaine de tournée. Plusieurs autres idées me sont également venues. Quand je suis rentré au Japon, je me suis mis à composer et à créer les parties manquantes pour mettre en place l'album I Love Hitters. Pour la création de l'album, je ne me suis pas uniquement focalisé sur le public japonais, mais bien sûr aussi sur le public européen, via les impressions que j'en avais eu lors de ma tournée, l'année dernière. Rien que dans le titre sakura romance, qui est composé d'un mot japonais et un mot européen, tout est basé sur une dualité. Elle illustre ma relation entre « Moi, le japon », et l'Europe. La raison d'être de l'album, le message principal que j'aimerais transmettre grâce à lui, c'est l'affection et la gratitude que j'ai envers mes fans.

Nippon Project : Vous êtes arrivés 12ème lors des French J-music Awards dans la catégorie "Meilleurs artiste ou groupe en live en France". Quelle réaction a provoqué ce résultat ?
J'ai compris le principe des French J-music Awards , et l'honneur de faire partie de ce classement. Mais pour moi, c'est complètement irréel, je n'ai pas encore intégré que je suis dans ce classement. Je suis vraiment heureux, mais je ne m'y attendais pas du tout. Je remercie grandement mes fans pour cela. C'est vraiment bien d'être 12ème, mais la prochaine fois, je veux être premier ! * rire *

Fan du Japon : Dans Otokage vous étiez bassiste. Alors, pourquoi avez-vous décidé de devenir chanteur ?
Le fait est que j'ai toujours été chanteur et pianiste. Quand j'ai commencé ma carrière, il y a six ans, j'étais chanteur et pianiste. Mais il y a deux ans, j'ai joué dans un festival avec un groupe de visual kei, dont l'un des membres était le futur chanteur d'Otokage. Et cette personne m'a dit qu'elle voulait former un nouveau groupe – qui allait devenir Otokage - et m'a demandé si je voulais jouer de la basse dans ce groupe. Je lui ai répondu que je savais joué de la basse, mais à un niveau de loisir, que j'en jouais chez moi mais que je n'avais jamais été bassiste dans un groupe auparavant. Et il m'a répondu que ce n'était pas grave que je ne sois pas un bassiste professionnel, parce que j'étais plutôt beau gosse et que je pouvais intégrer le groupe * rire *.
Au départ, lors de notre rencontre sur ce festival, nous avions convenu que nous jouerions juste quelques fois ensemble pour lancer le groupe, que je les dépanne pour le début. Mais finalement, je suis resté, et ça a commencé à me prendre beaucoup de temps, puisqu'il y a eu les enregistrements et des prestations. Ça a pris tellement d'ampleur que j'ai perdu du temps pour mes activités solo. C'est la raison pour laquelle j'ai arrêté de faire partie du groupe pour reprendre à temps plein mes projets personnels.

Neko miam : Quelle différence y a t-il entre les émotions que vous ressentez en jouant de la basse et en jouant du piano ? Que préférez-vous entre les deux ?
A l'époque où j'étais dans le groupe, j'éprouvais beaucoup de frustration, dans le sens où on m'avait attribué un personnage où la consigne principale était « Parle pas beaucoup, reste cool et joue de la basse. ». Donc en terme de créativité, j'étais très limité. Mais quand je suis HITT, je chante, je joue du piano, de la basse, de la batterie... Et tout est lié. Si je sens que je ne suis pas au point niveau chant, la qualité de mon jeu de piano s'en trouvera aussi affectée. Ma créativité est extrême au niveau de tous les instruments que je pratique, je ne souffre aucune limite. Évidemment, ma passion est beaucoup plus grande en tant que musicien solo qu'en tant que simple bassiste.

Fan du Japon : Aimez-vous venir en France souvent ?
C'est totalement inattendu pour moi d'avoir autant d'opportunités de venir en France, surtout sur une période relativement courte. Dans ma vie, je n'aurais jamais pensé avoir autant d'occasion de partager des choses, des informations, d'avoir des relations, de discuter avec le public français. Je ne m'y attendais pas. Et je suis vraiment très content de venir en France régulièrement. Je remercie chaleureusement le public français, je leur suis vraiment très reconnaissant. Parce que, pour un Japonais, venir en France, c'est venir en vacances. Mais moi, j'ai l'occasion de venir en France pour partager ma musique, c'est assez exceptionnel. Et je suis très honoré de pouvoir voir la France de cet angle là, et pas juste du point de vue du touriste. Parce que j'ai la chance de pouvoir constater qu'il y a une vraie relation entre la culture japonaise et la culture française. Ce genre de chose-là n'est pas perceptible quand on vient juste pour un séjour. J'en suis donc heureux.

Fan du Japon : Que pensez-vous du public européen ?
Le public européen est plus positif, mais positif dans le sens où il s'amuse plus que le public japonais. Il se montre plus que l'audience nippone, qui est plus posée, plus calme. Si le show est vraiment bien selon leurs jugements, les européens me le feront ressentir.
Même encore maintenant, je suis surpris par la réaction des fans européens. Parce qu'ils ont une attitude très affectueuse, très spontanée, et au Japon, ça ne se présente pas comme ça. Durant mes six années de carrière, je n'ai jamais eu de réactions comme cela dans mon pays. Et parfois, j'ai du mal à croire en la réalité de la chose. Je me dit que c'est juste parce que je suis Japonais que les fans européens réagissent comme ça, parce qu'ils n'en voient pas souvent, ou je ne sais quelle autre raison. Et je souhaite voir si ça va continuer, si ce sera toujours ainsi, ou si c'est juste un effet de surprise, parce que je suis nouveau sur cette scène-là.


Après quelques minutes de pause, nous enchaînons avec l'interview individuelle.


Quelles sont vos premières impressions concernant cette nouvelle tournée ?
Comme elle vient tout juste de commencer, je n'ai pas un avis très étendu sur la question. J'ai fait un concert à Bruxelles à la convention Made in Asia, et un hier. J'ai constaté que la réaction des fans est vraiment plus intense, plus forte qu'auparavant, spécialement à Bruxelles.

Quel remède avez-vous pour récupérer de cette tournée ?
Je fais de la course à pied.

Le concert du 18 Avril sera également l'occasion de fêter votre anniversaire. Ne sera-t-il pas trop difficile de le fêter loin de chez soi et de sa famille ? Qu'est-ce que vous aimeriez recevoir pour votre anniversaire ?
Je ne me doutais pas que je le passerais loin de chez moi, la vie est pleine de surprise ! J'en profite au maximum. En cadeau, j'aimerais recevoir beaucoup d'amour.

Vous êtes proche de vos fans (on voit beaucoup de photos sur Internet). Est-ce important d'être accessible pour ses fans? Êtes-vous aussi proche avec vos fans japonais ?
Oui, c'est essentiel. Et c'est la même chose au Japon et en Europe.

Pour chaque nouvel album, un nouveau look. D'où vous vient l'inspiration pour ces looks ?
Mon look actuel repose sur une dualité. Il vient d'un mélange entre le côté homme et le côté femme, de l'opposition entre le blanc et le noir et entre le bien et le mal. Et mes cheveux bleus... c'est parce que j'aime beaucoup cette couleur.

Vous avez tourné un clip vidéo à Bruxelles, ce sera pour quelle chanson ?
Ce sera pour la chanson FACE.

Pouvez-vous nous expliquer l'histoire du clip Sakura Romance ?
Dans le clip, je suis un démon, j'incarne la partie du Mal. La jeune fille est un Ange, elle représente donc le Bien. Mais même si cet homme que j'incarne est un démon, il est quelqu'un de pur, et il aime l'Ange de tout son cœur. Mais c'est un amour interdit. Si jamais l'Ange et le Démon laissent libre cour à cet amour, l'un des deux doit mourir. A la fin du clip, le Démon avoue son amour à l'Ange, et c'est pour cela qu'il décède.

On vous connaît multi-instrumentaliste, mais lequel préférez-vous et pourquoi ?
Le piano, parce que je peux plus facilement exprimer mes émotions grâce à lui.


Nous remercions Râmen Event et HITT de nous avoir accordé la conférence et l'interview.
auteur: kyanMello
dernière mise à jour: 2010-05-24