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Interview avec Yui Makino
Date: 2010.07.06
 Interview 
Artiste:   Makino Yui  
 
Image © Epic Records
A l'occasion de la Fête de la Musique, ce 21 juin dernier, Yui Makino était présente pour un concert gratuit à la Maison de la Culture du Japon de Paris. Nous avons pu la rencontrer quelques heures avant son show pour lui poser quelques questions.


Aujourd’hui, vous êtes là pour la Fête de la Musique. Est-ce que cette journée existe aussi au Japon ?
La fête de la musique en un jour particulier fixé, ça n'existe pas au Japon. Il va y avoir dans des régions des festivals qui vont être faits, mais comme en France où il y aura justement une journée avec les gens qui vont jouer dans la rue et autres, non, ça n'existe pas.

Il y a deux jours vous avez joué en Italie. Comment s’est passé le concert ?
C'était la première fois que j'allais en Italie, donc il y a plein de personnes qui sont venues à ce concert. Si je devais dire une chose, ce serait que je suis très contente.

Avez-vous pu goûter à la cuisine italienne ?
Oui, j'ai pu y goûter. J'ai mangé de la focaccia, et des capellini. Les capellini au Japon c'est une salade de pâtes froides, alors qu'en Italie c'est une salade de tomates mozzarella sur plusieurs étages.

Quelles impressions vous ont laissé la France la dernière fois que vous y êtes venue ?
Comme c'était la première fois que je venais en Europe - c'était lors de Japan Expo - j'étais assez stressée parce que je me demandais « Est-ce les gens vont me connaître ? ».

Votre carrière a commencé dès votre enfance. Avez-vous encore des souvenirs de cette époque et notamment de votre participation aux films de Shunji Iwai ?
J'étais très fière de pouvoir travailler avec lui. Mais la première fois que je l'ai rencontré j'avais 8 ans. Ce qu'il se passait, c'était qu'il ne me considérait pas comme une enfant lorsqu'il travaillait. Plusieurs fois, je me suis dit « Le saligaud ! ». Mais bon, je retiens surtout la fierté d'avoir pu travailler avec lui.

Vous avez déjà une longue carrière derrière vous, mais vous êtes encore très jeune. N’avez-vous pas peur de vous ennuyer à l’avenir ou de tourner en rond ?
Très bonne question ! Quand je regarde ces 24 ans, il s'est passé tellement de choses que je me dis qu'après les 24 prochaines années, quand j'aurais 48 ans, j'aurai moins de surprises.

Depuis 2009, votre carrière a pris une dimension internationale. Qu’est-ce qui vous plaît dans les concerts à l’étranger ?
J'ai toujours cette petite peur qu'on ne me connaisse pas à l'étranger, ça reste présent. Et à chaque fois on me dit « Bien sûr, on vous connaît ! ». En réalité, le fait d'aller à l'étranger, ça recharge mes batteries pour travailler au Japon.

Qu'est-ce qui vous a motivé à commencer une carrière en tant que Seiyuu ?
A la base, je suis tombée dans le monde de l'animation via l'ending de Sousei no Aquarion que j'ai interprété, et le producteur à l'époque m'avait dit qu'il avait une autre œuvre sur laquelle il travaillait, c'était Tsubasa Chronicles. Et il m'a demandé si ça m'intéressait de faire l'une des voix. Moi, j'étais toujours intriguée de savoir ce qui se passait derrière, puis je voulais faire un peu de théâtre, ou du moins quelques chose qui ressemble au théâtre. Je me suis donc dit  »Pourquoi pas ? ». Le personnage que j'aimais beaucoup, c'était Sakura, mais je ne pensais même pas pouvoir être acceptée, et puis tout compte fait... Voilà.

Être chanteuse vous a aidé dans le métier de Seiyuu ? Ou l’inverse ?
Quand j'étais petite, j'avais des cours théâtraux et des cours de piano qui m'ont été utiles pour le doublage. Et ce qui a été utile dans le doublage l'a été dans la chanson, donc c'est un ensemble de petites choses qui s'amoncellent et qui ont fait un tout.

Est-ce que vous regardez les animes dans lesquels vous avez joué ?
Oui, bien sûr. Le seul problème, c'est que je vais avoir un regard plus professionnel, je vais me dire « Comment est-ce que j'ai joué dedans ? ».

Si votre père n'était pas musicien, est-ce que vous seriez tout de même devenue musicienne/chanteuse ? Est-ce qu’il vous conseille dans votre carrière ?
Mon grand-père aussi faisait du piano. Si je n'avais pas été dans cette famille, je pense que je n'aurais pas fait de musique. La présence de mon père est très importante dans ma carrière.

Prévoyez-vous de sortir un nouvel album ?
C'est en cours de préparation.

Votre second album s’intitule Yui Makino. Pourquoi ce choix ? Est-il plus personnel que l’autre ?
En effet, c'est un album plus personnel parce qu'il a été conçu juste après la fin de mes études universitaires. Donc, c'est pour ça qu'il y a un petit point à la fin sur le titre ; ce point est important parce qu'il montre une nouvelle étape.

Votre animal de compagnie est un furet, Hokke-chan, pourquoi avoir choisi cet animal ? Ce n’est pas très commun. Est-ce que vous l’emmenez avec vous en voyage ?
Je ne l'amène pas quand je voyage, pour la bonne raison que comme je vis toujours chez mes parents, ce sont eux qui s'en occupent.
Pourquoi un furet ? A la base, j'avais toujours des hamsters. Mais le problème c'est que les hamsters, ça ne vit pas longtemps et ça reste petit. Donc je me suis dit que j'allais prendre un animal qui grandit, donc qui devrait vivre un peu plus longtemps.

Pourriez-vous laisser un message pour les fans français ?
A chaque fois que je viens, c'est pendant une période très courte, donc je n'ai même pas le temps de voir Paris. Je voudrais bien venir pour un voyage plus privé la prochaine fois. Mais avec l'encouragement de tous les fans, s'il est assez fort, et si l'album marche bien, il y aura la possibilité de faire d'autres concerts en France, donc d'être plus proche des fans. Donc continuez à m'encourager, s'il vous plaît !


Nous remercions la MCJP, et Yui Makino pour cette interview.

Nous remercions également Emmanuel Bochew pour la traduction.
auteur: kyanMello
dernière mise à jour: 2010-09-25