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La chimère de girugamesh
Date: 2016.02.26
 CD 
Artiste:   girugamesh  
Date of Release: 2016.01.20
Le groupe girugamesh revient avec un nouveau mini-album intitulé Nüe-chimera-. Celui-ci est sorti le 20 janvier dernier et a reçu un accueil plutôt favorable de la part des fans. On pourrait dire qu’il est dans la continuation de Graduation. C’est un mini-album intense, divertissant, avec une bonne production, très énergique et avec beaucoup moins d’éléments électro, qui saura vous faire bouger.



La seule piste que l’on regrette, c’est Big Bear remix from gravitation, le bonus. Elle est très longue : 8 minutes 01. Elle est effectuée par DJ Big Bear. Le chant y est accéléré, modifié façon chipmunks et on y rencontre divers instruments en plus de ceux du groupe comme le violon ou le piano, ainsi que l’intégration de voix féminines. On ressent cependant plus d’émotions lors de certains passages (1ère moitié du morceau) mais ceux-ci sont rares. D’autres sont, quant à eux, plus joyeux, fun. Quant à la seconde partie, elle est inaudible, trop d’éléments électro, un peu fouillie. Une piste que l’on passa après l’écoute des premières minutes et que l’on ne réécoutera pas une seconde fois. Bref, un titre qui va en lasser plus d’un.


Cependant deux pistes ont particulièrement attirés mon attention.
La première, Wither Mind. Elle est désormais disponible en MV (voir ci-dessous). Après 10 secondes, les growls de Satoshi retentissent déjà sur une musique plus brutale, plus vive, plus mélodique que chimera, le titre précédent. Il y a quelques influences électro comme dans l’intro avec un mélange heavy metal. L’atmosphère y est plus menaçante avec des riffs de guitare « rudes » et une base métallique. On apprécie le violon dans les choeurs, la batterie et le mélange chant pur et impur très puissant qui ajoute beaucoup d’émotions à la chanson, Satoshi est tout simplement formidable. Une chanson idéale pour le live et un moment avec le public ponctué de headbangs et de jumps. La fin est sublime et nous laisse sans mot !

La seconde, c’est END. C’est la mélodie la plus calme de l’album. Elle permet un peu de se reposer. Elle a un air mélancolique, de type ballade avec un rythme lent et on aime les parties acoustiques durant les moments tranquilles. C’est aussi la plus longue de l’album hormis le remix. Elle est emplie d’émotion (grâce à la voix de Satoshi) et me rappelle Kowarete Iku Sekai, surtout à 2min20 ! La voix de Satoshi est de plus en plus forte, puissante avec les paroles qui ont beaucoup d’impact sur nous. Elle devient de plus en plus folle, douloureuse, plus déchirante avec les cris à la fin du morceau. On s’intéresse beaucoup à l’histoire de la chanson de ce fait.


Ensuite, une chanson me laisse assez perplexe, Horizon. Elle n’est ni bonne ni mauvaise et nous laisse dans le vague mais nous intrigue tout de même. L’intro est entièrement électro et devient, après les 20 premières secondes, plus heavy metal et laisse place aux growls de Satoshi mais avec toujours le synthé en fond sonore. Un mélange de styles (même si le style rave domine) que l’on aurait pu apprécier sans tout ce fouilli. Il y a un contraste d’ailleurs avec la lourdeur et la mélodie (choeur, fait penser à un hymne). La voix de Satoshi se veut de plus en plus menaçante, psycho, enragée au fil de la chanson. Elle aura peut-être un meilleur accueil lors d’un live mais ici elle ne pousse pas les gens à s’arrêter dessus.


Les trois autres titres sont de bonnes chansons qui vont ravir les fans :
L’intro, électro, qui mène doucement vers le second titre. On entend un martèlement lent (batterie ?) sur un synthé puis les autres instruments s’installent peu à peu et donnent plus de lourdeur au morceau, qui accélère constamment jusqu’aux dernières notes de synthé.

Slip out: la chanson possède une mélodie rapide, électro (dubstep) et des moments musicaux parsèment le titre (entre refrains et couplets). Le refrain est particulièrement bon avec le choeur plus grave, plus brutal. La voix de Satoshi varie aussi beaucoup, elle est modifiée notamment avant les refrains. Elle est tantôt plus claire, plus douce, tantôt plus lourde, profonde (démon intérieur de Satoshi lors des cris). Elle accélère de plus en plus vers la fin de la chanson avec les riffs de guitare. Elle pousse les gens à bouger, headbanger constamment. On sent toute la passion dans cette musique !

Et pour finir Chimera. La chanson titre de l’album, qui est plus sombre, plus heavy, un peu old school, et qui nous rappelle leur album précédent. Un moment nostalgique pendant cette chanson. L’intro avec la guitare puis les autres instruments avec le chant sombre (plus étiré à la fin du titre) et les cris chantant (growls lors des refrains) qui dominent la mélodie. Une pause à 3min05 avec un coté plus macabre, mystérieux et une atmosphère un peu angoissante, noire. Un mélange de styles : heavy, rock, électro,... qui correspond peut-être aux différentes bêtes qui composent la chimère (yokai): tigre, serpent, singe, tanuki. Un bon morceau qui a du potentiel mais qui manque de quelque chose pour être unique !



Pour conclure, même si certains fans seront réfractaires à ce style, le groupe ne cesse d’évoluer, de créer de nouveaux styles, d’expérimenter, et de revenir parfois aux sources. Certes cela reste un album plus « pop », plus soft (comparé à leurs débuts) mais reste tout de même du girugamesh, surtout le titre 3, chimera. On apprécie particulièrement la dose d’électro plus faible dans cet album qui avait trop envahi leur musique (metalcore et djent) ces derniers temps. C’est un bon ensemble qu’ils nous ont offert-là et qui nous fait oublier un peu les ratés de ces dernières années. Le chant de Satoshi est juste et donne toujours la pêche et certaines chansons comme les titres 6 et 4 nous donnent des frissons grâce à la voix mais aussi la mélodie ! Un bon album que je recommande même aux fans les plus anciens du groupe qui, comme moi, les écoutent depuis des années. Achetez ce mini-album, vous ne le regretterez pas !





auteur: mai62
dernière mise à jour: 2016-02-27